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10 de mayo de 2018

PERISCOPIO - NACHO ALDAY - IGUALDAD


martes, 8 de mayo de 2018


NACHO ALDAY - IGUALDAD

Continuamente se oye repetir que la justicia requiere que todos tengan las mismas oportunidades en el punto de partida de la vida. Por lo tanto, la educación y los programas de estudios en las universidades deben ser iguales para todos. Quien tenga más valor, sobresaldrá. El mérito encontrará su estímulo y su recompensa. Y la justicia, ¡por fin!, imperará sobre la faz de la tierra.

Ya en la Revolución francesa, Danton decía que los niños pertenecen a la república antes que a sus padres y Robespierre concluía que la patria tiene el derecho de educar a sus hijos pues no puede confiar esta misión al orgullo de las familias.

Hay un hecho natural, misterioso y sagrado, que está íntimamente relacionado con la familia. Es la herencia biológica. Es evidente que algunas familias son más dotadas desde este punto de vista que otras, y que a menudo depende de factores ajenos al tratamiento médico o a una educación saludable. La herencia biológica tiene importantes reflejos en el orden psicológico. Hay familias en las que, a través de muchas generaciones, se transmite el sentido artístico, o el don de la palabra, o el tino médico, o la idoneidad para los negocios y así sucesivamente. La naturaleza misma y, por tanto, Dios, que es el autor de la naturaleza, a través de la familia, quiebra el principio de la igualdad del punto de partida.

Además, la familia no es meramente transmisora de un patrimonio biológico y psicológico. Es una institución educativa y, en el orden natural de las cosas, la primera institución educativa y de capacitación. Así, quien es educado por padres altamente dotados de talento, de cultura, de educación o, de lo que es capital, de moralidad, siempre tendrá un punto de partida mejor. Y el único modo de evitar esto es eliminar la familia, educando a todos los niños en escuelas igualitarias estatales, según el régimen comunista. Por lo tanto, existe una desigualdad hereditaria más importante que el patrimonio y que es una consecuencia directa y necesaria de la existencia de la familia.

Y en cuanto a la herencia del patrimonio, después de una vida de trabajo, el hombre expira, alegre por dejar a su hijo en condiciones propicias. Imaginemos que en ese momento viene el Estado y, en nombre de la ley, confisca la herencia, para imponer el principio de la igualdad...

5 de marzo de 2018

L’égalité d’éducation des femmes orthodoxes transforme la société israélienne

L’égalité d’éducation des femmes orthodoxes transforme la société israélienne

La lutte pour la parité en Israël ne fait que commencer, affirme la championne du féminisme religieux, âgée de 91 ans, Dr. Alice Shalvi

Alice Shalvi, professeur et éducatrice israélienne, pose pour une photo chez elle à Jérusalem le 14 mars 2016. (Yonatan Sindel/Flash90)
Alice Shalvi, professeur et éducatrice israélienne, pose pour une photo chez elle à Jérusalem le 14 mars 2016. (Yonatan Sindel/Flash90)
Dr. Alice Shalvi, auteure de l’encyclopédie des femmes juives, est elle-même une sorte d’encyclopédie.
Partageant les récits de ses nombreuses années de lutte pour l’égalité des femmes en Israël, la professeure âgée de 91 ans a pris la parole mercredi soir à l’Institut Shalom Hartman de Jérusalem lors d’une table ronde sur les progrès réalisés et le travail important qui reste à faire.

La session faisait partie de la conférence annuelle d’une journée de l’Institut sur « L’État juif et le peuple juif » et était centrée sur l’influence de la culture juive américaine en Israël. L’événement a rassemblé près de 500 Israéliens et anglo-américains, des membres de la communauté et des universitaires, des politiciens, des chefs religieux et des étudiants du secondaire pour discuter des problèmes pressants auxquels le peuple juif est confronté.
Vue aérienne lors des discours d’ouverture de la conférence du Shalom Hartman Institute le 14 février 2018 (Netanel Tobias)
Barak Loozon, directeur israélien des initiatives juives et mondiales pour la Fédération juive de San Francisco, et Rabbi Yehoyada Amir, professeur au Hebrew Union College de Jérusalem, se sont joints au débat.
Dr. Ruth Calderon, de l’Institut Shalom Hartman, a animé la débat.
Merci, l’Amérique
Le débat a été conçu pour mettre en lumière les concepts qui n’ont pas été pleinement acceptés en Israël : la manière dont les idéaux juifs américains du pluralisme, de l’égalitarisme et du féminisme ont influencé et peuvent encore influencer la société israélienne.
Shalvi a expliqué comment elle avait elle-même introduit certaines coutumes égalitaires en Israël et la progression des femmes en adaptant certaines pratiques religieuses, comme le port d’un châle de prière ou la prière dans un office séparé.
Un exemple d’une innovation religieuse féministe est la « zeved » ou « simchat bat », la cérémonie de nomination des filles qui viennent de naître.
Après avoir eu des jumeaux, une fille et un garçon, Shalvi et son mari ont décidé qu’ils allaient organiser une cérémonie pour nommer leur fille après la brit milah de leur fils. Shalvi a dit qu’à l’époque, une telle cérémonie était révolutionnaire.
« C’était la première fois que quelque chose de pareil arrivait », a dit Shalvi. Après cela, il y eut un réveil. Personne n’avait jamais réfléchi au fait qu’il n’y avait pas de cérémonie pour les filles. »
Prof. Alice Shalvi (extrême gauche), estime que les femmes sont la clé pour résoudre les problèmes religieux d’Israël (Netanel Tobias)
Alors que Shalvi se focalisait sur l’influence américaine des mouvements Conservative (Massorti) et Modern Orthodox, le rabbin Amir, originaire de Jérusalem, partageait l’ensemble unique des défis auxquels est confronté le mouvement du Judaïsme réformé en Israël aujourd’hui.
Comparable à la norme aux États-Unis, le mouvement réformé israélien met à jour son livre de prières pour y incorporer un langage plus neutre sur le plan du genre. Comme l’hébreu est une langue de mots sexospécifiques, cela a été un grand défi, a-t-il dit.
« En anglais, c’est facile. Vous pouvez dire ‘Souverain’ au lieu de ‘Roi du Monde’ parce que c’est une langue neutre… en hébreu, c’est soit ‘lui’, soit ‘elle' », dit Amir.
M. Loozon a complété la discussion en parlant des relations entre la diaspora et Israël telles que perçues à travers son expérience avec la communauté juive de San Francisco. M. Loozon a également partagé les enseignements de la Fédération tirés de la publication d’une étude récente qui révèle que la communauté juive de San Francisco est en croissance, mais qu’elle est de moins en moins affiliée.
M. Loozon a déclaré que la compréhension de l’évolution de la communauté permettra à la Fédération de mieux répondre aux besoins actuels de la communauté.
Loozon a travaillé sur une initiative « reverse Birthright » qui a permis aux Israéliens de se rendre dans des communautés juives américaines pour mieux comprendre et apprécier les notions juives-américaines du pluralisme.
Bien que ces voyages, a-t-il dit, aient créé de nouvelles possibilités étonnantes de réunir les communautés, ces dernières années, ils ont permis d’ouvrir des échanges plus sérieux entre les Juifs de la diaspora et les Israéliens.
« Ces dernières années, ces voyages se sont transformés en tables de Shabbat d’une famille qui s’assoit ensemble, en ayant des conversations pas faciles sur ‘Qui sommes-nous ensemble ?' » dit-il.
Selon lui, cela est dû aux préoccupations des Américains au sujet de la politique israélienne, qui s’éloigne des valeurs pluralistes de la communauté juive américaine.
Un groupe de discussion sur l’effet de la culture religieuse juive américaine en Israël (Netanel Tobias)
En effet, l’écart entre le mode de vie et la pensée religieuse d’Israël et de la diaspora a été un sujet populaire ces derniers temps, tant en Israël qu’à l’étranger. Les deux communautés s’efforcent de faire face aux répercussions de l’arbitrage de la vie juive en Israël sous l’impulsion du secteur ultra-orthodoxe.
Des préoccupations particulières entourent la création bloquée d’un espace de prière pluraliste au mur Occidental et les lois juives de conversion en Israël, qui sont toutes deux considérées comme des politiques délégitimisantes par les mouvements réformistes et conservateurs aux États-Unis.
Selon Shalvi, l’autonomisation des femmes dans l’espace religieux peut avoir un impact sur l’emprise de l’ultra-orthodoxie sur la religion en Israël.
Une féministe israélienne pionnière
Dans une interview accordée au Times of Israel après le débat, une énergique Shalvi a abordé les questions et les progrès qu’elle constate aujourd’hui en ce qui concerne le statut des femmes en Israël.
Née en Allemagne de parents orthodoxes, Shalvi a grandi à Londres avant de faire son alyah en 1949, où elle a poursuivi des études de doctorat à l’Université hébraïque, pour finalement rejoindre le Département de littérature anglaise.
En 1950, Shalvi rencontra et épousa son mari, Moshe Shelkowitz (plus tard Shalvi), décédé en 2013. Ils ont eu ensemble six enfants.
L’une des plus grandes réalisations de Shalvi a été la création de l’école de filles « Pelech School for Girls », qu’elle a dirigée de 1975 à 1990. L’école secondaire religieuse expérimentale à Jérusalem est devenue un modèle pour l’éducation des femmes orthodoxes à travers le pays.
La célèbre éducatrice Alice Shalvi a dirigé l’école secondaire Pelech (Spindle). (Shmuel Bar-Am)
Parmi ses nombreux honneurs, Shalvi a reçu le Prix Israël pour l’ensemble de ses réalisations en 2007 (Israel Prize for Lifetime Achievement), et l’année dernière, le professeur retraité de l’Université hébraïque a reçu le prix Bonei Zion pour l’ensemble de ses réalisations (Bonei Zion lifetime achievement award), décerné par Nefesh B’Nefesh, pour sa contribution à l’avancement de la condition féminine grâce à son travail d’éducation et de défense des droits.
Pour toutes ses réalisations passées, Shalvi demeure une force présente dans la promotion des intérêts des femmes en Israël.
La professeure Alice Shalvi fait un exposé sur l’histoire du féminisme religieux à l’Institut Shalom Hartman le 14 février,
L’orthodoxie moderne face à la misogynie
La plus grande menace qui pèse sur le monde religieux aujourd’hui est la politisation de l’ultra-orthodoxie, a dit Shalvi.
« Le fait que les institutions religieuses sont aujourd’hui dominées par des ultra-orthodoxes totalement misogynes, je pense que c’est le principal obstacle à une plus grande égalité entre les sexes », a-t-elle dit.
Évoquant ses préoccupations, Mme Shalvi a ajouté : « La question très grave du divorce et du mariage, le fait qu’il n’y ait ni mariage civil ni divorce civil, que tout doit passer par le rabbinat, a certainement un effet très, très négatif sur le fait que les femmes sont considérées comme inférieures ».
« [Parce que les ultra-orthodoxes] ont tant de pouvoir politique, ils ont un impact sur l’ensemble de la population, dont la majorité n’est pas ultra-orthodoxe. Cela devient donc une question politique. »
Juifs ultra-orthodoxes à Beit Shemesh devant une pancarte appelant les femmes à ne pas passer par là, le 26 décembre 2011 (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Là où Shalvi voit des progrès, c’est dans l’autonomisation des femmes au sein de l’orthodoxie moderne.
« Je pense que la révolution majeure est en train de se produire dans l’orthodoxie moderne où une nouvelle génération, même deux générations de femmes, ont reçu une éducation juive au sens le plus profond du terme, à savoir l’égalité des chances avec les hommes en matière d’éducation. Ce sont elles qui sont en train de vraiment changer la nature même de la société orthodoxe moderne avec une approche différente », a-t-elle dit.
« À bien des égards, cela affecte le statut des femmes au sein de cette communauté. »
L’une des pionnières les plus remarquables, a dit Shalvi, est Malka Piotrkowsky, une dirigeante de la communauté orthodoxe qui, selon Shalvi, a travaillé discrètement pour changer l’attitude rabbinique envers les femmes de l’ultra-orthodoxie.
Le rabbin Tamar Elad-Appelbaum, la fondatrice de Kehillat Zion, une nouvelle congrégation ouverte à tous dans le quartier Baka de Jérusalem, est une autre femme qui innove : sa devise « Venez comme vous êtes » attire un mélange d’Anglo-Saxons et d’Israéliens, d’Orthodoxes, de Conservateurs, de Réformés, de Sépharades et d’Ashkénazes, a dit Shalvi.
« Ce mélange se reflète aussi dans notre liturgie qui combine de façon merveilleuse les différentes traditions », a dit Shalvi.
« Et c’est une érudite, un leader social. Elle est pour moi un modèle de ce que le judaïsme, le vrai judaïsme, devrait être au sens de « kol Yisrael haverim » (tous les juifs sont des frères) », a dit Shalvi au sujet d’Elad-Appelbaum et de son travail.
Shalvi a également mentionné Kolech, une organisation fondée en 1998 par Chana Kehat, une voix de premier plan dans le féminisme orthodoxe moderne. L’organisation, a dit Shalvi, a eu un impact énorme en élevant les femmes religieuses et leur niveau d’éducation.
Comme Shalvi l’a fait remarquer, sa propre école de Pelech, qui offre aux filles les mêmes possibilités d’éducation juive qu’aux garçons, a été fondée dans la même veine.
L’essentiel, c’est que les femmes de la communauté [Modern Orthodox] reçoivent maintenant le même diplôme, le même niveau d’éducation juive que les hommes. Le savoir, c’est le pouvoir. Si vous savez de quoi vous parlez, alors ça aide », dit-elle.
Une femme orthodoxe lit le Livre d’Esther pour la fête juive de Pourim dans la synagogue d’Efrat, le 11 mars 2017. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)
Sur son premier contact avec le patriarcat
Alors que Shalvi se dirigeait vers le taxi qui l’attendait à l’extérieur du bâtiment, elle a raconté une dernière histoire sur sa première expérience de discrimination en tant que femme et sur l’impact de cette discrimination sur son travail ultérieur.
Je n’ai remarqué [le sexisme en Israël] que lorsque j’ai vécu ma première véritable expérience de discrimination sexuelle à l’Université hébraïque. J’avais vécu dans la béatitude en ayant l’impression de vivre dans une société égalitaire », a-t-elle dit.
« J’ai compris quand on m’a refusé un poste – je le dis en toute modestie, que j’étais parfaitement adaptée à ce poste – quand tous les hommes à qui je devais présenter ma candidature disaient : « Mais, vous êtes une femme ». Et ce « Mais, vous êtes une femme » était incroyable. J’ai commencé à en parler à d’autres collègues féminines et j’ai découvert que chacune d’entre elles avait été victime de discrimination parce qu’elles étaient une femme », a dit Shalvi.
« Au fait, cela incluait le harcèlement sexuel, mais personne n’en parlait. Personne n’était prêt à prendre la parole, mais nous avons parlé d’autres sujets », a-t-elle dit.
Tous les hommes à qui j’ai dû présenter ma candidature m’ont dit : ‘Mais vous êtes une femme’
C’est à ce moment-là, en sortant tranquillement du bâtiment, que le modérateur Calderon se dirigea vers Shalvi. « Ce n’est peut-être pas très féministe de dire ça, mais tu es si belle ! » dit Calderon.
« Tant que tu dis aux hommes qu’ils sont très beaux, c’est bon », répondit Shalvi en riant.
En effet, alors que les participants continuaient d’affluer vers Shalvi avec un compliment ou une étreinte, le grand respect et l’admiration de Shalvi au sein de la foule étaient évidents.
Entre les salutations et les adieux, Shalvi a conclu son histoire : « En raison des expériences [de discrimination sexuelle], nous avons commencé une sorte de caucus féministe à l’université en 1973 et nous avons commencé à introduire des études féminines et féministes. On s’est heurté à d’énormes moqueries de la part des hommes : « Nous n’avons pas d’études masculines, pourquoi devrions-nous avoir des études féminines ? ».
« J’ai dû leur expliquer que presque toutes les études portaient sur les hommes. Par la suite, le Réseau des femmes israéliennes (Israel Women’s Network) s’est développé en 1984, fondé principalement par des femmes universitaires. Il est rapidement devenu le principal groupe de défense des droits des femmes en menant une campagne de sensibilisation parce qu’il y avait encore beaucoup de dénégation de l’inégalité », a dit Shalvi.
En luttant contre le contentieux et la législation pendant ses 15 années à la tête de l’organisation, « nous avons été en mesure de changer totalement le statut, le statut juridique, des femmes en Israël, et certainement, c’était un accomplissement », a conclu Shalvi avec une note de satisfaction manifeste avant d’atteindre la porte du taxi.

17 de mayo de 2016

“Un igualitarismo a ultranza ahoga la posibilidad del desarrollo creativo”

 “Un igualitarismo a ultranza ahoga la posibilidad del desarrollo creativo”

Andrés Moya, doctor en filosofía y genética, habla sobre las posibilidades que ofrece el conocimiento de la biología humana para poder cambiarla
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Andrés Moya durante la entrevista en el Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas
Andrés Moya durante la entrevista en el Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas Claudio Álvarez

Andrés Moya (Valencia, 1956) es un evolucionista de talla mundial y no duda de que la biología condiciona nuestra forma de ser. Sin embargo, no cree que estemos a merced de nuestros genes. Este doctor en Biología y Filosofía y catedrático de Genética en la Universidad de Valencia plantea justo lo contrario, que el conocimiento sobre la naturaleza humana puede ser un camino para tratar de mejorarla.

Además de reflexionar sobre el papel de la ciencia, sus principales contribuciones científicas están relacionadas con la evolución de los virus y la genómica de los microbios que habitan en nuestro interior, un campo de investigación que está comenzando a transformar cómo se entiende la biología humana. La semana pasada, Moya estuvo en Madrid para participar en el ciclo Distinguished seminars del CNIO, patrocinados por la Fundación Banco Sabadell.

A lo mejor no son los genes los que nos controlan, sino nuestros microorganismos

Pregunta. ¿Hasta qué punto nos controlan nuestros genes?

Respuesta. Hay una tendencia, quizá exacerbada con el advenimiento de las ciencias genómicas, a pensar que todo está en los genes y que la determinación de los genes es absoluta. Hay pensadores como Richard Dawkins que abogan por esa interpretación, que no es científica. Tú puedes ejercer esa racionalidad y llevar las consecuencias de que nuestros genes nos controlan, pero eso te lleva a una especie de nihilismo. Si ellos nos controlan y nosotros somos una especie de receptáculo administrado por ellos, ¿qué somos nosotros? En mi interpretación, dominamos a nuestros genes y ahora, con las nuevas ciencias, la nueva biomedicina, la biología sintética, con el desarrollo del transhumanismo, probablemente tendremos capacidad para subvertir el orden de los genes.

P. Podemos controlar lo que nuestra biología determina, pero también es interesante saber en qué direcciones nos empuja.

R. Nadie pone en duda que tenemos una parte biológica. Somos producto de la evolución. Pero con respecto a otras especies tenemos una cierta capacidad para intervenir sobre nuestras características. Para tomar mejor una decisión debemos conocer cómo funcionamos y cómo somos. Desentrañarnos científicamente hablando, pero nos queda mucho por conocer. Yo trabajo por ejemplo en el microbioma humano y ahora nos damos cuenta de que tenemos cientos de especies bacterianas que contribuyen a nuestra salud de una manera que no podíamos imaginar. Y hay un diálogo entre los microbios y nuestro cerebro que ahora empezamos a conocer.

P. Cuando observamos la naturaleza y a otros animales, vemos que la igualdad no existe. Por puras cuestiones biológicas miembros de una misma especie tienen capacidades muy superiores a otros. Si nos referimos al ser humano, que es otro animal más, en una sociedad igualitarista como la nuestra, señalar estas diferencias está mal visto. ¿Cómo se puede integrar el conocimiento sobre nuestras diferencias biológicas y al mismo tiempo no crear una sociedad que fomente la desigualdad?

R. Las diferencias no son malas, porque sobre la base de la diferencia, desde el punto de vista biológico, está el principio de la evolución. Y quizá también desde el principio de la cultura. Sobre las bases de las diferencias pueden existir personas que tengan ideas geniales, generen nuevos productos... Pero somos una sociedad y tenemos que tener ciertas normas de convivencia. Se ha observado que permitiendo el desarrollo y la incentivación de la diferencia en un contexto de una convivencia social también te permiten desarrollar un principio de igualdad de oportunidades. Es una cuestión de fino equilibrio, porque el problema con el que te puedes encontrar cuando aplicas un igualitarismo a ultranza es ahogar la posibilidad del desarrollo creativo. Esto ha ocurrido en muchas sociedades. Y también hay que evitar el extremo contrario, que no haya ninguna norma de convivencia establecida que permitan que podamos jugar todos.

En nuestro país, hay una cierta aversión a la ciencia, miedo entre ciertas élites que no acaban de entender su relevancia
P. ¿La actuación sobre nuestra naturaleza será fundamentalmente a nivel cultural, o también sobre la biología?

R. Yo hablo sobre todo de las transformaciones en nuestra propia física. Ya tenemos avances en biología sintética. La capacidad de producir cosas que no tenemos en la naturaleza está a la orden del día o próxima. Necesitamos reflexionar racionalmente sobre qué es lo que pasaría si nosotros con diferentes técnicas, algunas biológicas, pero otras de inteligencia artificial, acabamos desarrollando un ente con una inteligencia general que está por encima de la nuestra. Esto se está pensando seriamente e incluso se piensa cuándo podríamos tener este tipo de inteligencia, que es racional, volitiva, tiene conciencia de sí misma. ¿Eso qué es y qué relación tendrá con nosotros? Esto es transevolución en el sentido de que nosotros llevamos la evolución más allá y también es transhumanismo, porque podría estar en nuestra mano la generación de entes de esta naturaleza. Hay que hacer una reflexión sobre esos futuros, porque no son utópicos ni es futurología. Está muy sustentado en las dinámicas de la ciencia actual.

P. Antes ha comentado que estamos viendo que variaciones en los microbios que habitan en nuestro interior pueden modificar el comportamiento

R. Parece increíble, pero lo sabemos. Dependiendo de qué tipo de bacterias tengas, tienes alteraciones estructurales en el cerebro, porque producen determinados metabolitos que te llegan al cerebro y alteran o modifican la estructura cerebral. Y también hay determinados test, cognitivos, emocionales, en los que se responde de manera distinta dependiendo de la composición de este tipo de microorganismos.

P. Este tipo de interacciones ¿pueden ayudar a explicar desde la ciencia las relaciones entre cuerpo y mente?

Hay que reflexionar  sobre qué pasaría si desarrollamos un ente con una inteligencia general superior a la nuestra
R. Siempre hemos pensado en los microorganismos como patógenos, pero la mayor parte de los que tenemos son organismos que conviven mutualistamente con nosotros, hay beneficio mutuo. Llevamos hablando de los organismos complejos desde que aparecieron los seres multicelulares hace 600 millones de años. Ha habido tiempo para establecer diálogos muy importantes y aquí yo casi sería dawkiniano. A lo mejor no son los genes los que nos controlan, sino nuestros microorganismos.

P. La ciencia va a proporcionar una gran cantidad de herramientas para modificar nuestra existencia. ¿Hace falta que los políticos tengan mejor formación científica para que gestionen bien este poder?

R. Necesitamos mayor presencia real de la ciencia en la toma de decisiones, en el mundo de la política. No como asesores. La ciencia es el elemento clave para guiar a la humanidad en el futuro. No digo que no existan otras cosas, pero la ciencia hace posible vivir en la sociedad que vivimos. Hay una cierta aversión a la ciencia, un cierto miedo en nuestro país entre ciertas élites que no acaban de entender su relevancia. Se nos hace la boca agua con la ciencia como motor de conocimiento, pero eso no se traduce en grandes inversiones o grandes reformas estructurales o en la necesidad de considerar la ciencia una cuestión de estado.

26 de diciembre de 2014

El PSOE no quiere que se regalen juguetes sexistas a los niños








DICEN QUE EL MEJOR REGALO ES LA IGUALDAD

El PSOE no quiere que se regalen juguetes sexistas a los niños

La secretaría de Igualdad del PSOE ha lanzado un vídeo de 18 segundos, con el título El mejor regalo, la igualdad, para pedir una educación en igualdad y no regalar juguetes sexistas estas navidades. En definitiva, los socialistas pretenden que a los niños no se les regale aquellos juguetes que suelen gustar a los niños y a las niñas los que suelen gustar a las niñas.
24/12/14 11:58 AM | Imprimir | Enviar
(EP/InfoCatólica) «Niños y niñas se hacen adultos con valores o no en función de lo que les ofrezcamos en las aulas, en las familias y en el ocio y el juego. Juegos y juguetes son instrumentos fundamentales del aprendizaje y la socialización», ha destacado la secretaria de Igualdad del PSOE Carmen Montón. A su juicio, la igualdad se aprende y «la desigualdad no viene en los genes».
Por ello, «el PSOE quiere comenzar las fiestas recordando que el futuro y la sociedad que queremos se construye día a día y que los niños tienen derecho a vivir en una sociedad igualitaria y libre de violencia», señala la formación.
Así, indican en el vídeo la importancia de no regalar juguetes sexistas o violentos y los socialistas insisten en la idea de que construir una sociedad libre de violencia interpela a toda la ciudadanía. «Si quieres una sociedad libre de violencia y en igualdad, no regales juguetes sexistas», sentencia el PSOE.

16 de mayo de 2014

La justicia aplica la ‘ley Wert’ y obliga a financiar la escuela que separa por sexos

La justicia aplica la ‘ley Wert’ y obliga a financiar la escuela que separa por sexos

El Tribunal de Justicia de Andalucía devuelve el dinero público a un centro de educación femenina

La Junta suspendió estas ayudas por ser discriminatorias a la luz de la anterior normativa

El Tribunal Superior de Justicia de Andalucía (TSJA) ha obligado al Gobierno de esta comunidad autónoma a devolver el concierto educativo a uno de los 12 centros que separan a los alumnos por sexo. Se trata de la escuela femenina de Formación Profesional Albaydar, ubicada en Sevilla capital.
Los magistrados de la sala tercera de lo contencioso administrativo de Sevilla del TSJA, conceden esta medida cautelar mientras se resuelve la cuestión de fondo: si es legal o no financiar a los centros diferenciados o segregados.
El Tribunal Supremo ya estableció en el verano de 2012 que "se excluye a esos centros de la posibilidad de concertar con la Administración competente su sostenimiento con fondos públicos". Sostenían estos jueces que no era legal porque suponía una discriminación. Pero el alto tribunal basó toda su argumentación en la Ley Orgánica de Educación (LOE), aprobada por el anterior Gobierno socialista del PSOE. 
El actual ministro de Educación, José Ignacio Wert (PP), ha intentandodarle una solución a este modelo educativo minoritario en España para blindar su financiación. En la Ley Orgánica para la Mejora de la Calidad Educativa (LOMCE) se protege a este tipo de centros. "No constituye discriminación la admisión de alumnos o la organización de la enseñanza diferenciada por sexos", se afirma en la reciente reforma educativa. 
Los magistrados andaluces concluyen en su auto que, de forma cautelar, el centro Albaydar debe recuperar el concierto educativo que le retiró la Junta porque las "leyes modificadas" consideran "específica y singularmente" que "la educación diferenciada no discrimina y puede ser acreedora de los beneficios públicos de la concertación".
Otros 11 centros en la misma situación esperan el pronunciamiento del TSJA. Carmen Mora, la abogada que coordina la asistencia legal de todos estos colegios e institutos, espera que los magistrados se pronuncien en la misma línea y puedan recuperar el concierto educativo mientras se resuelve la cuestión de fondo.