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15 de marzo de 2018

Un rabbin anti-sioniste offre au Hezbollah un cadeau « de la part du peuple juif »

Un rabbin anti-sioniste offre au Hezbollah un cadeau « de la part du peuple juif »

Lors d'un rassemblement pro-palestinien, le rabbin Dovid Weiss de Neturei Karta dit : "Nous prions chaque jour pour une Palestine libre. Qu'elle soit rendue au peuple palestinien"



Le rabbin Dovid Weiss, du groupe marginal ultra-orthodoxe et antisioniste Neturei Karta, s'adressant à la quatrième Convention mondiale de solidarité avec la Palestine, tenue à Beyrouth le 13 mars 2018. (Capture d'écran)
Le rabbin Dovid Weiss, du groupe marginal ultra-orthodoxe et antisioniste Neturei Karta, s'adressant à la quatrième Convention mondiale de solidarité avec la Palestine, tenue à Beyrouth le 13 mars 2018. (Capture d'écran)
Un rabbin d’une frange ultra-orthodoxe radicale et anti-sioniste s’est adressé mardi à la quatrième Convention mondiale de solidarité avec la Palestine, tenue à Beyrouth, et a promis que le judaïsme n’accepterait jamais « l’occupation impie sous quelque forme que ce soit d’une partie de la Palestine ».
Le rabbin Dovid Weiss de Neturei Karta a déclaré : « Ce n’est pas un conflit entre juifs et musulmans. C’est le narratif méprisable de l’État sioniste. »
Weiss a ajouté : « Nous prions chaque jour pour une Palestine libre. Nous voulons qu’elle soit rendue au peuple palestinien. Les musulmans étaient si gentils avec nous. Ils… nous ont soutenu dans notre souffrance tout au long de l’exil. Nous voulons vous exprimer notre gratitude. »Le sionisme et le judaïsme sont diamétralement opposés, a dit Weiss aux délégués, le sionisme ayant été établi principalement par des gens qui « méprisent » la religion juive. « Nous déclarons que le judaïsme, en tant que soumis au Tout-Puissant, n’acceptera jamais cette occupation impie sous quelque forme que ce soit d’aucune partie de la Palestine. »
Avant son allocution, M. Weiss a offert au cheikh Naim Qassem, secrétaire général adjoint de l’organisation terroriste libanaise Hezbollah, un cadeau pour le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah « du peuple juif, à mes frères en Palestine et dans le monde entier ».
La secte anti-sioniste ultra-orthodoxe Neturei Karta a une vision théologique qui considère la fondation de l’Etat d’Israël comme une violation du dessein de Dieu sur le plan historique.
Des membres israéliens du groupe marginal brûlent des drapeaux israéliens le jour de l’indépendance.
En 2013, lorsque le président Barack Obama s’est rendu en Israël, il lui a envoyé une lettre l’exhortant à sauver les Juifs du sionisme. Weiss a déjà dirigé une délégation Neturei Karta pour rencontrer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
En recevant le cadeau, qui n’a pas été montré au rassemblement, Qassem a dit : « En Palestine, les Juifs sont avec nous, les chrétiens sont avec nous, et les musulmans sont avec nous. Nous sommes tous avec la Palestine. »
Dans des propos traduits et postés par l’observatoire de surveillance MEMRI mercredi, Qassem a déclaré à la convention que le seul moyen de retrouver ce qui était autrefois la Palestine passe par la résistance et « d’abord et avant tout, la résistance armée ».
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6 de septiembre de 2017

Gorka : les Juifs américains libéraux sont “fondamentalement anti-Israël”

The Times of Israël

Gorka : les Juifs américains libéraux sont “fondamentalement anti-Israël”

Selon l’ancien conseiller de Trump, les Juifs libéraux américains “font tellement [de choses pour] trahir la grande amitié entre l’Amérique et Jérusalem”

 31 août 2017, 12:21 1
Sebastian Gorka, au centre, à la conférence d'action politique conservatrice à National Harbor, dans le Maryland, le 24 février 2017. (Crédit : Alex Wong/Getty Images)
Sebastian Gorka, au centre, à la conférence d'action politique conservatrice à National Harbor, dans le Maryland, le 24 février 2017. (Crédit : Alex Wong/Getty Images)
Sebastian Gorka, ancien conseiller de la Maison Blanche, a accusé les « éléments libéraux » de la communauté juive américaine de devenir « anti-israéliens ».
Gorka, qui a été l’un des conseillers en charge de la sécurité du président américain Donald Trump avant de quitter la Maison Blanche la semaine dernière, a déclaré au journaliste conservateur Michael Savage qu’il était persuadé que l’aile gauche l’avait attaqué dans les médias en raison de son soutien à Israël.
Gorka a ajouté que les Juifs libéraux américains « font tellement [de choses pour] trahir la grande amitié entre l’Amérique et Jérusalem. »
« C’est l’un des phénomènes les plus tristes de la politique américaine maintenant, que les libéraux, les éléments libéraux de la population juive américaine, sont fondamentalement devenus anti-israéliens. C’est l’un des plus grand paradoxes et des plus tristes », a-t-il estimé.
Gorka a noté que « certains grands Américains juifs ont pris ma défense », citant en particulier Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste d’Amérique (ZOA). En mars, Klein avait affirmé que Gorka était un « excellent ami d’Israël. »
Gorka s’est également plaint du journal juif Forward, qui a publié un article sur son appartenance présumée à un groupe hongrois antisémite. Il a qualifié cet article de « campagne de diffamation. »
« Vous savez qu’il y a des personnes clés au Forward, qui sont pour le BDS, pour l’accord avec l’Iran. C’est un phénomène triste, où des personnes qui devraient soutenir Israël et les relations entre les États-Unis et Israël ont beaucoup fait, ont tellement fait, pour trahir notre grande amitié avec Jérusalem. »

30 de marzo de 2017

Himmler avait proposé de l’aide au mufti de Jérusalem contre les “intrus juifs”

The Times of Israël


Himmler avait proposé de l’aide au mufti de Jérusalem contre les “intrus juifs”

L’adjoint d’Hitler avait assuré Hadj Amin al-Husseini de la “sympathie particulière” des nazis pour la lutte des “Arabes épris de liberté” de Palestine et d’ailleurs

 30 mars 2017, 13:24 1
Un télégramme envoyé par le dirigeant nazi Heinrich Himmler au grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, datant probablement de 1943, retrouvé dans les archives de la Bibliothèque nationale d'Israël, le 29 mars 2017. (Crédit : autorisation)
Un télégramme envoyé par Heinrich Himmler au grand mufti de Jérusalem a été retrouvé dans les archives de la Bibliothèque nationale d’Israël.
Le télégramme, qui aurait été envoyé en 1943, contient une promesse de l’adjoint d’Adolf Hitler à Hadj Amin al-Husseini : le Reich allemand sera derrière les Arabes de Palestine et soutiendra leur lutte contre « les intrus juifs ».
Publié mercredi sur le site internet de la Bibliothèque, le télégramme souligne que la lutte contre la communauté juive mondiale a été un principe du parti national-socialiste allemand depuis le début, et que le régime a toujours suivi « avec une sympathie particulière » la lutte des « Arabes épris de liberté », particulièrement de ceux de Palestine se battant contre les Juifs.
« La reconnaissance commune de l’ennemi et la lutte ensemble contre lui est ce qui fonde la base solide [de la relation] entre les nationaux-socialistes de la Grande Allemagne et les musulmans du monde épris de liberté », écrivait Himmler.
Heinrich Himmler, chef des SS, en 1940. (Crédit : domaine public)
Heinrich Himmler, chef des SS, en 1940. (Crédit : domaine public)
Le télégramme se conclut par les vœux chaleureux du chef SS pour le « malheureux » anniversaire de la déclaration Balfour, et ses meilleurs vœux pour la poursuite de la lutte.
La déclaration Balfour, signée le 2 novembre 2017 par Arthur James Balfour, alors secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, annonçait l’intention du gouvernement britannique de faciliter l’établissement d’un « foyer national pour le peuple juif » en Terre d’Israël.
Elle avait donné au mouvement sioniste une reconnaissance officielle et le soutien d’une puissance majeure, à la veille de la conquête britannique de la Palestine, alors ottomane.
Un télégramme envoyé par le dirigeant nazi Heinrich Himmler au grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, datant probablement de 1943, retrouvé dans les archives de la Bibliothèque nationale d'Israël, le 29 mars 2017. (Crédit : autorisation)
Un télégramme envoyé par le dirigeant nazi Heinrich Himmler au grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, datant probablement de 1943, retrouvé dans les archives de la Bibliothèque nationale d'Israël, le 29 mars 2017. (Crédit : autorisation)
Un télégramme envoyé par le dirigeant nazi Heinrich Himmler au grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, datant probablement de 1943, retrouvé dans les archives de la Bibliothèque nationale d’Israël, le 29 mars 2017. (Crédit : autorisation)
Husseini avait fui la Palestine en 1937, après la publication d’un mandat d’arrêt britannique à son encontre pour son implication dans la révolte arabe, qui avait commencé l’année précédente.
Il avait fui en Irak en passant par le Liban, où il avait noué des relations avec un groupe pro-nazi responsable d’un bref coup d’état militaire contre le régime pro-britannique de Bagdad en 1941, puis il avait à nouveau fui pour arriver à Berlin cette année-là.
A Berlin, il avait rencontré Hitler pendant 90 minutes, en se présentant comme le représentant de tous les Arabes et de tous les musulmans.
Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, en 1941. (Crédit : Heinrich Hoffmann Collection/Wikipedia)
Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, en 1941. (Crédit : Heinrich Hoffmann Collection/Wikipedia)
Quand ils s’étaient vus, les deux hommes pensaient encore que l’Allemagne allait gagner la guerre, et leur discussion avait porté sur le rôle que les Arabes pouvaient jouer dans la victoire allemande.
Le mufti avait cherché un soutien nazi à l’indépendance arabe des puissances coloniales, et voulait obtenir que les Britanniques et les Français soient expulsés du Moyen Orient. Il voulait également que les nazis promettent qu’ils n’enverraient aucun Juif en Palestine.
« Le mufti n’a pas accompli la plupart de ses objectifs », a déclaré Esther Webman, chercheuse au Centre Dayan des études moyen orientales et africaines de l’université de Tel Aviv. « L’Allemagne nazie n’a pas déclaré son soutien à l’idée de l’indépendance arabe, et les dirigeants nazis l’ont exploitée pour accomplir leurs propres objectifs. »
« De plus, ses efforts pour agiter les Arabes du Moyen Orient contre leurs dirigeants coloniaux pendant la Seconde Guerre mondiale n’ont pas abouti. Sa seule réussite a été d’empêcher, dans un certain nombre de cas, les Juifs d’aller en Palestine pendant la guerre. »